Singapour voulait un secteur public davantage axé sur la technologie, mais les entreprises technologiques mondiales qui ouvraient des bureaux locaux pouvaient payer davantage et recrutaient activement des talents de la fonction publique. L'État devait conserver ses profils techniques sans faire du salaire le seul levier.

GovTech et l'ensemble du gouvernement ont mis en place une voie d'accès : le Smart Nation Fellowship a fait venir des Singapouriens travaillant à l'étranger dans des agences publiques pour trois mois à un an. Lee Hsien Loong a également pris contact avec des technologues singapouriens de la Silicon Valley. Certains ont effectué un passage puis sont partis ; d'autres sont restés, de sorte que les deux issues ont rapporté des idées ou des talents au gouvernement.

Hongyi Li illustre le bénéfice à long terme. Après le MIT et Google, il est revenu en s'attendant à un bref passage dans le secteur public, mais il est resté à GovTech pendant plus d'une décennie, car la finalité publique du travail l'emportait sur une rémunération privée plus élevée. Le résultat a été un moyen durable d'apporter les habitudes de l'ingénierie à des problèmes publics de grande conséquence, alors même que la concurrence pour les talents se poursuivait.

Un vivier de talents plus accessible : de courts passages ont fait revenir des technologues expérimentés, tandis que la mission et l'impact public ont convaincu certains de rester ; Li est resté plus d'une décennie.

Les agences publiques étaient confrontées à un écart salarial structurel face aux entreprises technologiques mondiales dotées de budgets considérables.

Un fellowship de trois mois à un an réduisait le risque d'un retour sans imposer une décision de carrière permanente.

Le dispositif captait deux résultats utiles : des idées nouvelles apportées par ceux qui repartaient et des recrutements à long terme parmi ceux qui restaient.

La mission et l'impact public donnaient aux ingénieurs de retour une raison que l'argent seul ne pouvait remplacer.

Lorsque les agences publiques ne peuvent pas surenchérir face aux entreprises technologiques, il convient d'abaisser le seuil d'engagement avec de courts fellowships et de rivaliser sur la finalité, en laissant un passage devenir une carrière pour ceux qui s'y trouvent bien.

La concurrence n'a pas disparu : Rest of World rapporte que le secteur public singapourien doit toujours se battre pour retenir ses meilleurs éléments à mesure que davantage de bureaux technologiques mondiaux s'installent. Mais la stratégie de talents a rendu la frontière poreuse. Les personnes pouvaient revenir pour un passage défini, apporter des idées, puis soit retourner dans l'industrie, soit rester ; Li est devenu un dirigeant de GovTech sur le long terme. Le modèle singapourien restait difficile à copier, car une cité-État peut coordonner la politique technologique plus étroitement qu'un grand système fédéral.

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Les sources

  1. The New Geography of Innovation: Singapore battles Silicon Valley Rest of World · restofworld.org ·