Selon ETMarkets, la BSE (la plus ancienne bourse d'Asie) a opéré un redressement après que Sundararaman Ramamurthy en est devenu directeur général et PDG en janvier 2023, et son action a offert un rendement de plus de 14 fois sur trois ans. Il indique que, la croissance du chiffre d'affaires étant difficile, il a commencé par un exercice de réduction des coûts de 100 crores de roupies ciblant les fuites de revenus telles que les systèmes de troc, puis a pourvu les postes vacants, rationalisé les grilles salariales et rétabli les cycles d'évaluation.
Au cours de ses trois premiers mois, il a rencontré près de 350 courtiers pour leur demander ce qui les inciterait à négocier davantage sur la BSE. Les retours ont guidé une refonte technologique : les systèmes périphériques ont été remaniés, les serveurs remplacés et un nouveau centre de données créé, la capacité de traitement des ordres passant de 10 crores d'ordres à 1 800 crores d'ordres bruts par seconde, les courtiers pouvant traiter jusqu'à 67 500 transactions par seconde.
Le point d'inflexion est survenu en mai 2023 avec la relance des contrats dérivés sur actions. Jusque-là, la BSE était inexistante sur les options sur indices et la NSE était le seul acteur. Les options hebdomadaires sur le Sensex sont devenues le produit phare, soutenues par les contrats Bankex et un recalibrage fréquent des jours d'échéance. En novembre 2025, la part de la BSE dans le chiffre d'affaires des primes sur options sur indices était de 28,4 % et celle dans le chiffre d'affaires notionnel de 44 %, contre 13,1 % et 24,5 % un an plus tôt, selon Jefferies, qui indiquait aussi que le chiffre d'affaires opérationnel avait quadruplé depuis l'exercice 2022-2023.
La participation est passée de 28 courtiers le premier jour à plus de 550, dont 435 investisseurs de portefeuille étrangers. La participation des fonds communs de placement est passée de 0,3 % à 10,4 % et l'actionnariat institutionnel étranger de 8,4 % à 16,7 %. Les commissions de transaction ont été multipliées par huit entre les exercices 2022-2023 et 2024-2025, selon B&K Securities, pour atteindre près de 60 % du chiffre d'affaires opérationnel.
Chiffre d'affaires opérationnel multiplié par 4 depuis l'exercice 2022-2023 (Jefferies) ; part du chiffre d'affaires des primes sur options sur indices passée de 13,1 % à 28,4 % ; action multipliée par plus de 14 en trois ans.
Un assainissement des coûts a été mené en premier parce que la base de revenus ne pouvait pas croître rapidement.
Le dialogue direct avec environ 350 courtiers a orienté la feuille de route technologique vers ce que les courtiers souhaitaient.
La suppression de la latence technologique a éliminé un handicap concurrentiel et rétabli la confiance des courtiers.
La relance des options sur indices, où la NSE n'avait pas de concurrent, ciblait un gisement de profits dont la BSE était absente.
Le PDG crédite les régulateurs d'avoir traité les préoccupations d'égalité des conditions de concurrence une fois qu'ils ont été convaincus par les arguments de la BSE.
Assainir d'abord la base de coûts et la technologie, demander aux clients ce qui les inciterait à négocier davantage, puis relancer le produit là où un rival dominant n'a pas de concurrence.
Suites
Jefferies prévoit un taux de croissance annuel composé de 28 % du chiffre d'affaires opérationnel sur les exercices 2025-2026 à 2027-2028 et avertit que les options sur le Sensex pourraient rencontrer les mêmes contraintes de volume qui ont limité l'indice phare de la NSE après l'exercice 2028-2029. Les baies de colocalisation ont plus que doublé en un an, avec 70 à 90 supplémentaires prévues d'ici la fin de l'exercice 2025-2026. Plusieurs chiffres de revenus et de marges sont des projections de courtiers, et non des résultats publiés.
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Les sources
- How Sundararaman Ramamurthy rebuilt BSE into a 14x wealth-creation machine in 3 years The Economic Times (ETMarkets) · economictimes.indiatimes.com ·