En juin 2015, deux géants californiens cotés de la construction de maisons, The Ryland Group et Standard Pacific Homes, ont annoncé une fusion, les experts du secteur spéculant que cette consolidation serait la première d'une longue série parmi les grands constructeurs. Début octobre 2015, l'opération était finalisée et le nouveau CalAtlantic Group a commencé à être coté à la Bourse de New York sous le symbole CAA, ouvrant à 40,46 dollars par action et clôturant sa première journée à 41,16 dollars.

CalAtlantic est devenu le quatrième plus grand constructeur de maisons aux États-Unis, avec une capitalisation boursière de 5,4 milliards de dollars et des activités dans 17 États. Le président-directeur général Larry Nicholson a déclaré que le calendrier visait à saisir les « premiers innings » de la reprise du marché immobilier et à placer l'entreprise parmi les cinq premiers — un palier qui ouvre l'accès à des achats fonciers réservés aux constructeurs de cette envergure.

L'intégration était prévue sur six à neuf mois, l'ensemble des directions divisionnaires et régionales étant déjà désigné ; environ 10 % des effectifs existants devaient être licenciés pour réduire les doublons à mesure que les activités fusionnaient. Les noms de marque existants Ryland et Standard Pacific devaient être progressivement abandonnés, ne subsistant que sur les maisons déjà en vente, tandis que les nouveaux programmes seraient commercialisés sous le nom CalAtlantic. La prédiction de consolidation a été rapidement dépassée par les événements : fin juillet 2015, Taylor Morrison — le septième plus grand constructeur américain — avait racheté les portefeuilles de Chicago, Charlotte et Raleigh du 64e, Orleans Homebuilders, dans le cadre d'une transaction de 166 millions de dollars.

Quatrième plus grand constructeur de maisons aux États-Unis avec une capitalisation boursière de 5,4 milliards de dollars, présent dans 17 États — une envergure de top cinq qui ouvrait l'accès à des achats fonciers que les constructeurs plus petits ne pouvaient pas obtenir.

Une fusion explicitement calée sur une reprise macroéconomique, dont le bénéfice stratégique est présenté comme l'accès à des transactions foncières réservées au top cinq.

Des chiffres concrets tout du long : capitalisation boursière de 5,4 milliards de dollars, quatrième plus grand constructeur, 17 États, réduction de 10 % des effectifs.

Un précédent : le secteur l'a interprétée comme le début d'une vague de consolidation des grands constructeurs.

Les fusions peuvent être des paris macroéconomiques bien calés : fusionner pour devenir un constructeur du top cinq pendant une reprise immobilière a permis d'accéder à des transactions foncières que l'envergure seule ne pouvait pas débloquer.

La fusion était attendue comme la première d'une série de transactions entre grands constructeurs, et l'opération Taylor Morrison–Orleans a suivi dans les semaines qui ont suivi l'annonce. Nicholson a déclaré que CalAtlantic fonctionnerait « sans interruption » pendant la phase d'intégration et d'abandon des marques.

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Les sources

  1. Ryland/Standard Pacific merger complete as trading begins for new CalAtlantic Group Construction Dive · constructiondive.com ·